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En souvenir de notre exil inoubliable
Blog en mémoire de mon grand-père
requis du travail forcé en Allemagne nazie
de mars 1943 à mai 1945


Un champion de marche sportive à Eger
Parmi les rencontres que mon grand-père a faites dans l’Allemagne de cette époque où des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses étaient déplacés, l’une d’elles a piqué ma curiosité. Dans une de ses lettres, il évoque un athlète marcheur, Jean Strunc. J’ai trouvé quelques informations sur cet « obscur », qui a marqué l’histoire de sa discipline et dont le parcours semble receler aussi quelques mésaventures. Photo extraite de l’hebdomadaire But-Club-le Miroir de
10 avr.3 min de lecture


La « Coupe » de L’Auto
À la première lecture des lettres de mon grand-père, une de mes surprises fut de découvrir que même en Allemagne et bien que son temps libre fût rare, il pratiqua le rugby, son sport favori . Tout comme les autres loisirs dont il parle dans ses lettres , cela me semblait contrevenir à l’idée que je me faisais de sa condition de travailleur forcé. Pas si contradictoire pourtant… car les activités sportives, si elles permettaient aux travailleurs de se divertir, étaient aussi c
5 avr.4 min de lecture


Le rugby de père en fils
Pratiquer le rugby en Allemagne n’était pas anodin pour mon grand-père. Et, pour moi, savoir qu’il y jouait, ne l’est pas non plus. Le rugby était une composante importante de sa vie et de son identité de jeune homme, puis de père. Importance qu’il a transmise à ses fils. En retour, le rugby est un lien avec mon grand-père. Le rugby, lieu de mémoire familiale et mémoire du lien. Équipe de rugby du Club Sportif Beaunois en 1948 (archives familiales). Jean est debout au 2 e r
5 avr.4 min de lecture


Le coltin
En argot, le coltin désigne le travail. Mon grand-père utilise ce terme à plusieurs reprises dans ses lettres. Exploiter la force de travail était la raison d’être des mesures de réquisition mises en place par l’Allemagne ou par les pays occupés, comme ce fut le cas en France . Dans cet article, je me penche sur les emplois et les conditions de travail de mon grand-père lors de son exil [1] . Atelier de fabrication de l'usine d'Eger (source B. Derelle et http://www.vrtulnik.c
17 mars7 min de lecture


Karlsbad, Franzensbad, Marienbad, la vie en Bohême
« Il faut éviter certains mots devant un ancien requis. Le terme « loisir » est de ceux-là », écrit l’historien Patrice Arnaud dans la somme qu’il a consacrée aux STO [1] . Alors que les anciens requis se sont battus après-guerre pour que soient reconnues leurs souffrances, revendiquant en vain le statut de déporté, l’évocation des loisirs et du temps libre était taboue. Pourtant, ce fut une réalité. Les lettres de mon grand-père en témoignent, notamment lorsqu’il évoque
25 oct. 20253 min de lecture


Raymond C., un travailleur requis de Dijon interné à Dachau
Libres en théorie, les travailleurs requis français étaient en général étroitement surveillés, surtout dans les lieux où ils étaient regroupés en grand nombre comme à l’usine d’Eger . Ils étaient soumis à une répression sévère. Beaucoup connurent la prison, les camps de rééducation (AEL) ou les camps de concentration. Ce fut le cas de Raymond C., compagnon de chambrée de mon grand-père, originaire comme lui de la Côte-d’Or. Carte de départ au STO de Raymond C., né le 7 juille
24 oct. 20254 min de lecture


Un Beaunois mort sous les bombes à Eger
L’ usine d’aviation d’Eger et les alentours étaient des cibles privilégiées pour les Alliés qui ont pratiqué de nombreux bombardements. Lors de l'un d'entre eux, un copain de chambrée de mon grand-père, originaire de Beaune comme lui, a perdu la vie. Carte de départ au STO de René B. (source : Archives départementales de Côte-d'Or) Dès ses premières lettres, mon grand-père évoque avec des métaphores pour contourner la censure les bombardements quasi-quotidiens : « Autant v
23 oct. 20254 min de lecture


Eger ou « Biribi »
À Eger (aujourd’hui Cheb en République tchèque) se trouvait une importante usine d’aviation. C’est là que mon grand-père fut envoyé et demeura jusqu’en mai 1944, avant d’être muté à Asch . Horaires de travail à rallonge, hébergement collectif spartiate, nourriture insuffisante, froid, surveillance, tout cela ajouté à la nostalgie de Beaune et de sa famille : les ingrédients étaient réunis pour faire de ce lieu le bagne, hormis quelques répits joyeux avec les copains. Photo (
23 oct. 20256 min de lecture


Lettre de l'administrateur du journal Ce Soir à la mère de Jean
A la fin de la guerre, en avril 1945, alors que la correspondance écrite est quasiment stoppée depuis juillet 1944 et que sa famille n'a donc plus de nouvelles, la mère de Jean reçoit une lettre de l'administration du journal Ce soir dont le correspondant de guerre, embarqué avec les troupes alliées, a rencontré mon grand-père. Je livre ici une reproduction et une transcription de cette lettre. (source : archives familiales) Voici le texte in extenso de la lettre : " Madame
19 oct. 20252 min de lecture


Asch, une renaissance sur les cendres de l'exil
Début mai 1944, Jean est transféré à Asch (aujourd'hui Aš en République tchèque), petite ville située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d’ Eger où il demeurait depuis son arrivée en Allemagne . C'est là qu'il va vivre sa "nouvelle vie", sur laquelle un mystère plane puisque la correspondance écrite s'arrête peu de temps après son arrivée. Ville frontière avec l’Allemagne, Asch [1] a été la première cité traversée par Hitler le 3 octobre 1938 lors de l’annexion des
19 oct. 20255 min de lecture


Censure et contournement
Toutes les lettres et les cartes passaient par la censure. Avec astuce et malice, comme mon grand-père, les requis s’employaient à la contourner avec des formules compréhensibles de leurs seuls destinataires. Le cachet Ae apposé au « Centre de contrôle des lettres étrangères » à Francfort Le courrier entre l'Allemagne et la zone occupée dans les deux sens était contrôlé dans un « Centre de contrôle des lettres étrangères » ( Auslandsbriefbrüfstelle ) [1] à Francfort. Lors du
3 janv. 20255 min de lecture


Les lettres, un lien dans l’exil
Les paroles s’envolent, les écrits restent. Les paroles de mon grand-père se sont envolées, jamais je n’aurai entendu le son de sa voix....
3 janv. 20259 min de lecture


« Ici on prend de l’assurance en soi-même »
J'ai choisi de reproduire in extenso deux lettres de mon grand-lettre pour rendre compte de son écriture, de son phrasé et de l'aspect...
1 déc. 20244 min de lecture


« On est bien loin de Beaune à présent »
J'ai choisi de reproduire in extenso deux lettres de mon grand-lettre pour rendre compte de son écriture, de son phrasé et de l'aspect...
30 nov. 20245 min de lecture


Obéir à la loi française
Mon grand-père aurait-il pu ne pas partir pour l’Allemagne ? Aurait-il dû ne pas partir ? Ces questions peuvent sembler absurdes et...
24 juil. 20245 min de lecture


Roger, « l’embusqué » à Beaune
Mon grand-père demande de manière récurrente dans ses lettres des nouvelles d’un certain Roger, un jeune de son âge, qui travaille,...
21 juil. 20245 min de lecture


Le voyage à Eger, en passant par Nuremberg
Mon grand-père Jean est parti le 10 mars 1943, soit presque un mois après la loi du 16 février 1943 instituant le service du travail...
3 avr. 20242 min de lecture


Les bacchantes à la Douglas
Le mystère de la photo de mon grand-père que m'avait transmise ma grand-tante Simone s'est éclairci à la lecture attentive de toutes les...
1 avr. 20241 min de lecture
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