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En souvenir de notre exil inoubliable
Blog en mémoire de mon grand-père
requis du travail forcé en Allemagne nazie
de mars 1943 à mai 1945


Un gars ordinaire
« Mais que lui trouves-tu à ce grand-père ? Il n’a rien d’extraordinaire » : telle fut la première réaction de mon ami professeur d’histoire à la retraite, après la lecture de quelques lettres de mon grand-père. Un peu piqué au vif même si je n'en laissai rien paraître, je lui répondis avec des arguments que je reprends ici et que je complète, en écho à d’autres remarques que m’ont adressées des lectrices et lecteurs du blog. Jean au travail, dans la boucherie familiale (phot
il y a 5 jours3 min de lecture


« Cher Grand-Père » (détour #13)
Le 1er novembre 2023, jour de la Toussaint, alors que j’attendais à la Gare de Lyon mon train pour Beaune, l’idée de m'adresser à mon grand-père, à ce moment précis, surgit en moi. Durant le trajet en train, je lui écrivis une lettre que je déposai sur sa tombe en arrivant à Beaune. Je la livre dans cet article. Elle éclaire d’un manière personnelle le travail que je réalise ici, - « mon éruption », pour reprendre une image que donne Nietzsche dans le Gai Savoir[1]. Enveloppe
il y a 6 jours8 min de lecture


Le rugby de père en fils
Pratiquer le rugby en Allemagne n’était pas anodin pour mon grand-père. Et, pour moi, savoir qu’il y jouait, ne l’est pas non plus. Le rugby était une composante importante de sa vie et de son identité de jeune homme, puis de père. Importance qu’il a transmise à ses fils. En retour, le rugby est un lien avec mon grand-père. Le rugby, lieu de mémoire familiale et mémoire du lien. Équipe de rugby du Club Sportif Beaunois en 1948 (archives familiales). Jean est debout au 2 e r
5 avr.4 min de lecture


Les yeux de Monette* (détour #12)
La mémoire peut prendre des chemins détournés pour resurgir à la conscience et habiter le présent sous une forme reconnue et assumée. Je l’illustre à travers les articles de ce blog épinglés sous l’intitulé « Détours de mémoire ». La mémoire s’entortille même quelquefois en de joyeux méandres pour créer le plaisant décor de nos vies ordinaires qui le deviennent, de la sorte, un peu moins. Ainsi en va-t-il parfois d’un félin, lien vivant avec les morts. Monette La petite félin
21 janv.3 min de lecture


Beaune, Monde-Ronde, Rochetain, Savigny, Seurre… : les lieux inoubliables de l’exilé
« Jamais je n’ai mieux aimé ma maison que dans le Sahara », écrit Antoine de Saint-Exupéry dans Lettre à un otage . Ainsi, mon grand-père ne semble-t-il avoir mieux aimé les lieux familiers de sa vie beaunoise que lorsqu’il était en exil, loin de chez lui. Saint-Exupéry a composé Lettre à un otage alors qu’il était en exil à New York, un peu avant que mon grand-père ne soit lui-même exilé en Allemagne. Cette lettre s’adressait à un ami resté en France, caché dans le Jura.
24 oct. 20252 min de lecture


D’un grand-père l’autre
Pour échapper à la réquisition en Allemagne sans pour autant rentrer dans l’illégalité, il y avait la possibilité de répondre à l’une des catégories d’exemption (ou dispense) prévues par la loi. Parmi celles-ci l’exercice d’une activité agricole. Quitte parfois à susciter des vocations opportunistes quand l’astuce et les ressources le permettaient. L’exemple avec un jeune homme, Roger B., qui se fait passer pour agriculteur dans un village de la Côte-d’Or. Comme mon grand-pèr
21 juil. 20243 min de lecture


Des moulins dans la Bresse (détour #11)
Dans ses lettres, mon grand-père Jean demande des nouvelles de sa grand-mère paternelle, affaiblie et malade [1] . Il apprend avec...
20 mai 20246 min de lecture


Les mots d'un autre grand-père (détour #10)
Sorties du placard, les lettres avaient repris vie. Je demeurais convaincu néanmoins qu'il ne fallait pas en rester là et que je devais...
1 avr. 20243 min de lecture


Les lettres dans la vraie vie (détour #9)
Je savais que mon travail n’était pas terminé, le manuscrit des lettres avec les photos n'étant pas diffusable en l’état. Cependant, ce...
1 avr. 20242 min de lecture


La retranscription (détour #8)
Une fois prise la décision, sur le chemin du retour de Eger, de retranscrire l'ensemble des lettres, je m'attelai à ce travail, lettre...
31 mars 20243 min de lecture


Une boîte à vivres dans le placard (détour #6)
Ma grand-tante Simone m’avait informé de l’existence de ces lettres. C’est mon oncle, prénommé lui aussi Jean, qui les détenait. Il les...
31 mars 20243 min de lecture


La dame du Lac (détour #5)
Ma grand-tante Simone habitait près d’un lac. Lorsque j’étais enfant et jusqu’à mes 8 ans, nous habitions avec mes parents à deux cents...
31 mars 20245 min de lecture


Leurre de mémoire (détour #4)
Un rêve m’avait mis sur la voix des mots perdus . Un ostéopathe guérisseur avait indiqué la direction de mon grand-père . Il fallait encore trouver le chemin pour y aller. Le détour se fit par une cérémonie d’hommage aux morts de la Grande Guerre à Beaune. C’était le 11 novembre 2007. Beaune est la ville où je suis né et ai vécu jusqu’à mes 18 ans, avant de la quitter pour étudier puis travailler. J’avais été invité par la municipalité à participer à cette cérémonie annuel
31 mars 20244 min de lecture


Le genou (détour #3)
C’était peut-être 5 ans après le rêve dans lequel ma grand-tante me soufflait l’idée du dictionnaire des mots perdus. J’avais une douleur...
31 mars 20242 min de lecture


Les maux du père (détour #2)
A l’époque où je fis ce rêve du dictionnaire des mots perdus, l’idée ne me serait jamais venue de faire le lien avec mon grand-père...
30 mars 20242 min de lecture


Les mots perdus (détour #1)
Il y a un peu plus de 20 ans, juste avant la naissance de mon fils, je fis un rêve dont je me souviens encore. Dans ce rêve, il y avait...
29 mars 20242 min de lecture
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