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En souvenir de notre exil inoubliable
Blog en mémoire de mon grand-père
requis du travail forcé en Allemagne nazie
de mars 1943 à mai 1945


Censure et contournement
Toutes les lettres et les cartes passaient par la censure. Avec astuce et malice, comme mon grand-père, les requis s’employaient à la contourner avec des formules compréhensibles de leurs seuls destinataires. Le cachet Ae apposé au « Centre de contrôle des lettres étrangères » à Francfort Le courrier entre l'Allemagne et la zone occupée dans les deux sens était contrôlé dans un « Centre de contrôle des lettres étrangères » ( Auslandsbriefbrüfstelle ) [1] à Francfort. Lors du
3 janv. 20255 min de lecture


Les lettres, un lien dans l’exil
Les paroles s’envolent, les écrits restent. Les paroles de mon grand-père se sont envolées, jamais je n’aurai entendu le son de sa voix....
3 janv. 20259 min de lecture


« Ici on prend de l’assurance en soi-même »
J'ai choisi de reproduire in extenso deux lettres de mon grand-lettre pour rendre compte de son écriture, de son phrasé et de l'aspect...
1 déc. 20244 min de lecture


« On est bien loin de Beaune à présent »
J'ai choisi de reproduire in extenso deux lettres de mon grand-lettre pour rendre compte de son écriture, de son phrasé et de l'aspect...
30 nov. 20245 min de lecture


Obéir à la loi française
Mon grand-père aurait-il pu ne pas partir pour l’Allemagne ? Aurait-il dû ne pas partir ? Ces questions peuvent sembler absurdes et...
24 juil. 20245 min de lecture


Le cousin Georges affecté chez le maire de Beaune au titre du STO
Dans une lettre à ses parents datée du 17 septembre 1943, mon grand-père écrit : « Je vois que Geo a eu la chance de rester ». Geo, c’est Georges, son cousin, né en 1921, étudiant vétérinaire, qui parvient à éviter le départ pour l'Allemagne. Par quels moyens ? J’ai pu le découvrir grâce aux informations que m’a données mon cousin Pierre, le fils de « Geo ». Georges, le cousin de mon grand-père (photo non datée mais sans doute des années 40. Source : fonds Stévignon, Archives
22 juil. 20242 min de lecture


« Monsieur le Maire,… »
Signe que le pouvoir politique français est considéré comme un rouage actif du processus de réquisition, des citoyens s’adressent...
21 juil. 20241 min de lecture


Travailler pour l’Allemagne en France : une situation permettant d’éviter l’exil
Pendant la période de l’Occupation allemande, des entreprises françaises travaillaient notoirement au profit de l’occupant. Elles...
21 juil. 20242 min de lecture


Roger, « l’embusqué » à Beaune
Mon grand-père demande de manière récurrente dans ses lettres des nouvelles d’un certain Roger, un jeune de son âge, qui travaille,...
21 juil. 20245 min de lecture


D’un grand-père l’autre
Pour échapper à la réquisition en Allemagne sans pour autant rentrer dans l’illégalité, il y avait la possibilité de répondre à l’une des catégories d’exemption (ou dispense) prévues par la loi. Parmi celles-ci l’exercice d’une activité agricole. Quitte parfois à susciter des vocations opportunistes quand l’astuce et les ressources le permettaient. L’exemple avec un jeune homme, Roger B., qui se fait passer pour agriculteur dans un village de la Côte-d’Or. Comme mon grand-pèr
21 juil. 20243 min de lecture


Des visites et des rafles dans les cafés de Beaune
La politique de réquisition de travailleurs mise en place par le gouvernement de Vichy pour satisfaire aux demandes allemandes de...
6 juil. 20241 min de lecture


A l’origine de l’exil, le STO
Nulle part dans ses lettres, mon grand-père ne mentionne le nom de la mesure administrative qui a conduit à son exil : le service du travail obligatoire ou STO. Cette absence témoigne de sa perception de la politique, assez éloignée des termes de ceux qui la conçoivent et l’appliquent. Avait-il conscience des enjeux et des ressorts du STO, de son cadre légal ? J’en doute fort. Pour lui, la réalité vécue et exprimée, c’est un exil loin des siens, une vie nouvelle avec ses pein
6 juil. 20247 min de lecture


Des moulins dans la Bresse (détour #11)
Dans ses lettres, mon grand-père Jean demande des nouvelles de sa grand-mère paternelle, affaiblie et malade [1] . Il apprend avec...
20 mai 20246 min de lecture


Émile, le "petit Papa"
Quand Jean part en Allemagne, son père Émile a 48 ans. Dans ses lettres, il s'adresse avec tendresse à son père qu'il appelle parfois mon...
12 mai 20246 min de lecture


La création du STO rapportée par le Journal de Beaune
Le service obligatoire du travail (très vite rebaptisé service du travail obligatoire pour éviter un acronyme malheureux) est créé par...
13 avr. 20242 min de lecture


La famille de Jean
Jean était l'aîné d'une fratrie de quatre enfants. Il avait une sœur, Simone ("Monnette" dans les lettres), de deux ans sa cadette ; un...
6 avr. 20241 min de lecture


Rapport de la Préfecture de la Côte-d'Or et des Renseignements généraux sur les départs du 10 mars 1943
Les départs des jeunes requis faisaient l'objet de rapports circonstanciés des services de police et des préfectures au ministère de...
5 avr. 20242 min de lecture


Le voyage à Eger, en passant par Nuremberg
Mon grand-père Jean est parti le 10 mars 1943, soit presque un mois après la loi du 16 février 1943 instituant le service du travail...
3 avr. 20242 min de lecture


Les mots d'un autre grand-père (détour #10)
Sorties du placard, les lettres avaient repris vie. Je demeurais convaincu néanmoins qu'il ne fallait pas en rester là et que je devais...
1 avr. 20243 min de lecture


Les lettres dans la vraie vie (détour #9)
Je savais que mon travail n’était pas terminé, le manuscrit des lettres avec les photos n'étant pas diffusable en l’état. Cependant, ce...
1 avr. 20242 min de lecture
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